Cher(e) ami(e) du Tao,
Merci pour vos retours sur le dernier article.
Certains d’entre vous m’ont écrit pour me dire que rien qu’en reformulant leur question — en passant du « comment » au « est-ce que » — quelque chose s’était dénoué.
Ça ne m’étonne pas.
C’est souvent comme ça que ça commence.
Aujourd’hui, je veux aller plus loin.
Je vais vous raconter une histoire vraie.
La construction de Ming Shan, le centre taoiste de Fabrice Jordan
Il y a quelques années, Fabrice se lance dans la construction de Ming Shan, son centre taoïste en Suisse.
Le chantier commence en 2017.
Et au bout de quelques mois — conflit avec le premier architecte.

Tout s’arrête.
Pendant plus d’un an, les habitants du village ne voient qu’un socle de béton planté au milieu du terrain.
Les fondations, et rien au-dessus.
Fabrice cherche un nouvel architecte.
Deux candidats se présentent, recommandés par les instances professionnelles suisses.
Mêmes compétences.
Même cahier des charges.
Mais une différence de taille : 100 000 € d’écart entre les deux offres.
Le moins cher travaillait quasiment seul.
L’autre dirigeait un bureau solide, avec une équipe derrière lui.
Sur le papier, le choix semblait évident — d’autant que les finances étaient serrées.
N’importe qui aurait pris le moins cher.
C’est du bon sens.
C’est ce que n’importe quel comptable vous conseillerait de faire.
Mais Fabrice a consulté le Yi Jing.
Et le tirage a été limpide.
Un des deux architectes était en parfait alignement avec le projet — même nature, même vision, un soutien complet.
L’autre, beaucoup moins favorable.
Et c’était, bien sûr, le moins cher.
100 000 € de différence.
Fabrice aurait pu s’arrêter là.
Au lieu de ça, il a décroché son téléphone.
Dix minutes de conversation avec l’architecte le plus cher.
Résultat : 50 000 € de réduction.
Pas en négociant dans le vide — en sachant, grâce au tirage, que c’était le bon interlocuteur et que la relation serait solide.
Ce qui s’est passé ensuite
L’architecte a dû reprendre l’intégralité du travail laissé par le précédent.
Un chantier compliqué, avec son lot de problèmes et d’imprévus.
À chaque difficulté — et il y en a eu beaucoup — ils se retrouvaient autour d’une table et trouvaient des solutions.
Pas des solutions bon marché.
Des solutions justes.
Pendant deux ans, le projet a avancé comme ça : problème, échange, solution.
Fabrice le dit lui-même : sans le Yi Jing, il aurait presque certainement choisi l’option la moins chère.
Et le chantier aurait probablement connu un troisième échec.
L’invisible derrière vos décisions
Réfléchissez un instant.
Quand on prend une décision, on compare ce qu’on voit.
Les chiffres.
Les faits.
Les arguments pour et contre.
Mais les décisions importantes — celles qui changent la trajectoire d’une vie, d’un projet, d’une relation — se jouent souvent sur ce qu’on ne voit PAS.
Les dynamiques cachées.
Les tensions souterraines.
Ce qui est en train de bouger sous la surface sans qu’on en ait conscience.
La logique est un outil formidable.
Mais elle ne lit que ce qui est visible.
Le Yi Jing, lui, fait autre chose.
Il ne « prédit » pas l’avenir.
Il lit les forces en présence.
Les mouvements en cours.
Ce qui est en train de se jouer — maintenant — dans une situation donnée.
C’est un peu comme un médecin qui fait une radio.
Vous, vous voyez un genou.
Lui, il voit une fissure que vous ne sentiez pas encore.
Et ça ne concerne pas que les chantiers.
Ça concerne vos choix de vie.
Vos relations.
Vos décisions professionnelles.
Chaque moment où vous sentez qu’il y a quelque chose que vous ne voyez pas — mais que vous n’arrivez pas à nommer.
Et vous ?
Repensez un instant à une décision passée.
Un moment où le choix « logique » — celui que tout le monde vous recommandait — s’est révélé être le mauvais.
Avec le recul, qu’est-ce que vous ne voyiez pas à l’époque ?
Qu’est-ce qui se jouait en dessous, sans que vous le sachiez ?
Si vous aviez eu un outil capable de lire ces dynamiques invisibles… est-ce que vous auriez fait le même choix ?
La suite arrive bientôt (et elle est un peu spéciale)
Dans le prochain email, je vous montrerai comment le Yi Jing fonctionne concrètement.
Pas juste le résultat — le mécanisme.
Comment on passe d’une question à un hexagramme, et d’un hexagramme à une réponse claire.
En attendant, j’ai une question pour vous :
Est-ce que vous avez déjà vécu une situation où le choix « logique » s’est révélé être le mauvais ?
Où vous sentiez confusément que quelque chose clochait — mais sans pouvoir le prouver ?
Racontez-moi en commentaire.
Je lis tout.
À très vite,
Charles Zhang
