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Cher(e) amie(e) du Tao.

Regardez bien ce symbole :

Derrière ces caractères chinois se cache un mystère, une quête ancienne de vérité et d’authenticité.

Comment un concept aussi ancien peut-il nous éclairer aujourd’hui, dans un monde si différent de celui de ses origines ?

Laissez-moi vous emmener dans un voyage à travers le temps, où fiction et réalité se confondent, où les leçons de sagesse transcendent les siècles pour trouver écho dans notre monde d’aujourd’hui.

L'histoire qui suit est une création, une fiction. Son objectif n'est pas de relater des faits réels, mais de proposer une illustration imagée pour faciliter et approfondir notre compréhension du concept du Ziran.

Nous sommes en l’an 628.

Niché au cœur d’une vallée perdue, parmi les montagnes majestueuses de la Chine ancienne, se trouve un village où les histoires et récits sont transmis de génération en génération.

Ici, la nature parle et les rivières murmurent des secrets millénaires.

Au milieu de cette sérénité, une silhouette se distingue : celle de Maître Li.

Ce sage respecté, dont la barbe témoigne des années passées à méditer et à apprendre, est un phare de sagesse pour quiconque cherche des réponses.

Il n’était pas simplement connu pour ses profondes connaissances taoïstes, mais également pour la façon dont il intégrait ces enseignements dans le quotidien, transformant chaque geste, chaque parole, en une leçon de vie.

Alors que des échos de sa renommée se répandaient, les gens, venant de territoires lointains, franchissaient monts et merveilles pour se nourrir de ses paroles.

Et parmi eux, un jeune marchand, en quête d’authenticité, se distingue particulièrement…

Un jour, le fils unique d’un riche marchand vint le voir, frustré par la vie et les attentes de son père.

Le jeune homme avait l’impression de ne jamais pouvoir faire les choses correctement et se sentait constamment contraint par les normes sociales.

Maître Li l’écouta attentivement sans prononcer le moindre mot.

Puis il l’emmena près d’un arbre dans son jardin. Cet arbre, un vieux saule, avait poussé de manière désordonnée et irrégulière, avec des branches tordues et des racines noueuses

Pourtant, il était majestueux et plein de vie.

Le sage demanda au jeune homme :

“Dis-moi, pourquoi cet arbre est-il si beau et si vivant ?”

Le jeune homme réfléchit longuement, puis répondit :

“Parce qu’il a grandi librement, sans contrainte ni taille forcée.

Il a suivi sa propre nature.”

Maître Li sourit et dit :

“Tu as raison. Cet arbre incarne le Ziran.

Il n’a pas cherché à imiter d’autres arbres ni à répondre à des attentes extérieures.

Il a simplement laissé sa nature intrinsèque s’exprimer, et c’est ce qui le rend si authentique et vibrant.”

Le jeune homme comprit alors l’importance de cultiver le Ziran en lui pour être heureux et épanoui.

Il devait embrasser sa véritable nature, agir avec spontanéité et authenticité, et ignorer les attentes et les jugements d’autrui.

Inspiré par cette leçon, il retourna chez lui, décidé à suivre son propre chemin et à vivre en accord avec sa nature profonde.

Avec le temps, il ne se transforma pas seulement en un marchand prospère et respecté, mais devint surtout un homme en harmonie avec lui-même.

Cette transformation puise ses racines dans le concept de Ziran (prononcez : Dzeujan), qui nous rappelle l’importance de l’authenticité, de la spontanéité et de la simplicité dans notre quête de sagesse et d’harmonie.

Cela m’amène à vous inviter à plonger dans vos souvenirs d’enfance.

Peut-être ce moment où, dans une insouciance totale, vous avez couru pieds nus dans l’herbe, sentant le monde à votre portée.

Ou cette fois où, captivé par le monde autour de vous, vous avez observé avec fascination une fourmi tracer son chemin.

C’était une époque où l’authenticité était innée, chaque nouvelle journée était une aventure, et chaque découverte, un trésor.

Un moment précis, illustrant parfaitement l’essence de ce dont je vous parle.


Je me baladais sur les rives du Lac Léman en Suisse.

J’étais en compagnie de mon fils, dont les yeux pétillants découvraient chaque jour le monde avec curiosité.

Tout à coup, un groupe de touristes du Moyen-Orient attira notre attention.

Les femmes du groupe portaient des burkas intégrales, laissant seulement entrevoir la brillance de leurs yeux.

Dans cette innocence et cette authenticité propres à l’enfance, sans filtre ni préjugé, mon fils, avec une voix emplie de surprise et d’émerveillement, me tira doucement la manche et déclara :

“Papa, regarde… des fantômes.”

Cela m’a d’abord fait sourire mais aussi beaucoup marqué.

À travers les yeux d’un enfant, le monde n’est pas segmenté par des préjugés ou des notions préconçues.

Tout est une découverte, tout est merveilleux.

Dans ce commentaire sincère et innocent, mon fils m’a rappelé cette essence du Ziran :

La pureté du regard d’un enfant est le reflet d’un monde vu sans les filtres des préjugés.

C’est voir le monde tel qu’il est, avec un cœur pur et une âme libérée.

Cette journée au bord du Lac Léman, mon fils m’a dévoilé cette vérité.

Il m’a fait comprendre que, parfois, revoir le monde à travers des yeux innocents est la clé pour renouer avec une connexion profonde et authentique.

C’est cela le Ziran : un retour à cette innocence, à cette authenticité qui était en nous, fluide et limpide, avant que les tumultes de la vie ne troublent sa sérénité.

Le Ziran, c’est ce souffle de vie pur qui, malgré le passage des années et l’accumulation des responsabilités, ne s’éteint jamais vraiment en nous.

Cette interaction avec mon fils m’a ouvert les yeux sur une réalité souvent oubliée.

La vie a cette faculté incroyable de nous submerger de complexités.

Entre les obligations, les attentes sociales et la pression que nous nous imposons, nous perdons parfois de vue l’essence même de qui nous sommes.

Le Ziran n’est pas qu’une belle notion philosophique ; c’est un rappel à revenir à soi, à ce qui est fondamental pour nous.

Prenons, par exemple, la sensation d’un bon café le matin.

Vous êtes-vous déjà vraiment attardé sur l’arôme qui envahit la pièce, la chaleur de la tasse entre vos mains, ou le goût riche qui éveille vos sens ?

Et si, au lieu de voir cela comme une simple routine, vous le considériez comme un moment « à vous » ?

C’est dans ces gestes simples, ces moments anodins, que le Ziran prend vie.

C’est en étant pleinement présent, en se libérant des masques, que nous vivons véritablement.

Mais la réalité est que notre quotidien est souvent ponctué de distractions.

La sonnerie d’un téléphone qui interrompt une conversation, les notifications incessantes qui dévient notre attention, ou cette incessante voix intérieure qui murmure nos doutes et nos inquiétudes.

Ces moments où nous nous retrouvons emportés par le flot de nos pensées, déconnectés du moment présent, sont plus courants qu’on ne le voudrait.

Le défi, c’est de se reconnecter à cette authenticité, lorsque nous en ressentons le besoin.

Cela demande une vigilance de chaque instant, un rappel constant à soi-même pour revenir au moment présent.

Et c’est une quête quotidienne, pas toujours facile, mais ô combien gratifiante.

La beauté réside dans la simplicité de ces moments, où l’on s’accorde véritablement à l’instant, où l’on redécouvre le monde avec les yeux d’un enfant.

Souvenez-vous du regard émerveillé d’un enfant face à quelque chose de nouveau, de sa capacité à être dans l’instant.

C’est cette pureté, cette connexion profonde à l’instant présent, que nous pouvons retrouver.

Dans chaque décision, dans chaque sourire, dans chaque silence, cherchez votre Ziran.

Il est là, il vous attend.

Avec toute ma gratitude,

Charles Zhang

29 commentaires

  • Nadine BARRAT dit :

    Dans notre société, il n’ai pas facile de suivre sa propre nature qui ne correspond pas toujours à ce que la société nous impose. Mais suivre sa propre voie procure une sensation d’alignement et de bien être. Certes nous ne sommes pas forcement compris des autres mais quel bonheur !

  • Monica dit :

    Bonjour, ayant pratiquer la méditation en pleine conscience, j’ai surtout appris et pris le réflexe d’être attentive à ma respiration….ce qui, pour moi, est un outil très puissant pour rester ( où revenir !)dans l’instant présent , et lâcher toute pression pour vivre pleinement ce qui m’entoure…Toujours un peu plus compliqué dans les moments compliqué où de doutes, mais j’apprends à y être, même par petit moment. Il est vrai que c’est un travail de chaque jour, mais qui, me semble t’il , devient de plus en plus naturellement. Bien à vous🙏

  • CHRISTIAN dit :

    que dire de plus une synchronicité il est 8 h04 du matin allume l ordi un premier message qui me parle un moment marquant de ma vie en quelques phrases Avec toute ma gratitude merci, mon ziran et mes yeux enfant de ma cinquième jeunesse entamé me pousse dans ce sens

  • Karen dit :

    Quel plaisir de lire cet article et de me rappeler de ce même commentaire de ma fille petite.
    Lorsque je me retrouve dans la nature ou avec les animaux je suis souvent totalement présente à m émerveiller.
    A me surprendre à dire tout haut oh regarde comme ils sont beaux les papillons……

  • Besson Christiane dit :

    La nature me reconnecte avec mon âme d’enfant elle m’émerveille par sa beauté et sa force. Me promener au bord du lac, dans une forêt me permet de vivre ces instants. Être attentive à habiter mon corps aussi pour ressentir ces instants par les sens : justement odeur du café, goût d’un aliment que j’aime, musique que j’écoute… Je cultive cela au quotidien, par instant, quand j’arrive à ne pas me laisser emporter par le tourbillon des pensées. Dans les moments où je perds cette capacité, je sais que je ne vais vraiment pas bien… Le chemin pour la retrouver et retrouver cette simplicité, cette ouverture est parfois long… mais je le retrouve à chaque fois. Merci pour ce merveilleux texte que vous nous avez partagé, je le relirai régulièrement pour me garder en mémoire ce chemin ✨🙏

  • Astor Marcelle dit :

    ” Sous la couche épaisse de nos actes , notre âme d enfant demeure inchangée. l âme échappé au temps ” MAURIAC

  • Natacha dit :

    Hier, j’ai croisé un rhinocéros dans une souche d’arbre; deux jours auparavant un petit monstre au sourire coquin se cachait dans une pierre sur mon chemin.
    Les ciel nuageux restent toujours pour moi une source inépuisable d’images animées, et regarder la lune en sachant que des centaines de personnes lointaines la regarde au même moment (connexion) me fascine !
    Même ma ville, Genève, parvient encore à me surprendre avec des rencontres poétiques – bien que cela soit malheureusement de plus en plus rare…
    Il faut dire que je m’y déplace depuis toujours essentiellement à vélo et à pied; ressentir l’air, le déplacement dans l’espace, la température, les odeurs, les bruits me connectent directement au Réel de l’existence, question de survie dans la circulation😂, mais c’est aussi un grand sentiment de liberté et de simplicité.
    Moins de technologie, plus de corporéité, c’est ce qui me convient. ☺️

    Merci beaucoup pour ce magnifique symbole de Ziran – mot que je n’arrive pas à prononcer! je vais devoir m’entraîner!
    Belle journée à tous.tes 😊

  • Synchronicité ? les quelques instants avant de lire ce message, je me sentais dans cet état d’émerveillement, de gratitude, de connexion au présent et proche de mon esprit d’enfance… Cela se produit tout seul… Juste, les couches qui me dissimulaient cet état d’être se sont amincis comme un ciel très nuageux balayé par un vent qui balaie et dissipe la brume.
    Je ne connaissais pas ce mot ” ziran”…
    Voila que je peux connecter un état d’être au Ziran, ce sera une aide pour m’y reconnecter instantanément.
    Gratitude

  • merci pour le symbole du Ziran.
    j en fais l expérience à travers le mouvement du corps. l authenticité d oser à nouveau être dans ce mouvement, c est dans ma vie renaître après tant de contraintes que je me suis laissé prendre par peur d être qui je suis dans ma vrai nature.
    donc pour moi c est ça le Ziran actuellement dans ma vie. merci pour ce que vous permettez de soulever.

  • Monchant dit :

    Bonjour, c’est en effet dans un état de pure et pleine conscience que l’on retrouve son être véritable,et,c’est dans cet état que l’on cultive, peu à peu de plus en plus, que l’on retrouve son âme d’enfant, au- delà des commentaires , des jugements et comparaisons qui nourrisent juste notre Ego et déforment la ” réalité “. Ainsi, Ziran est en nous, un état ” naturel” que nous pouvons refaire apparaître, consciemment, et nourrir entretenir, pour être vraiment soi, en harmonie, ” en phase” avec soi-même, tout simplement, dans la joie , sereine et profonde, authentique. Ensuite, il n’y a plus rien à faire, c’est nous, et ainsi naissent et / ou jaillissent
    la paix, la joie, la spontanéité et l’amour universel, inconditionnel.

  • Merci pour ce bel écrit. Par contre, pourriez vous me dire comment retrouver son Ziran quand on a pas de souvenir de son enfance?
    Merci encore,
    Philippe

  • Alina dit :

    Je ne suis plus une petite fille mais à chaque fois quand je vois ces pauvres femmes -fantomes , je pense : ” tiens , encore un Belphégor du Louvre !! et j’ en vois ça très souvent car j’habite dans un quartier “trop populaire ” de Paris .

  • Je me reconnecte à mon Ziran en jardinant… quand le jardin se fane les arbres de la forêt et la marche m’aide à y arriver( parfois!)
    Et surtout la peinture en aquarelles me met en contact avec un de mes rêves d’enfant…
    L’écoute de l’autre avec empathie me fait vibrer aussi … et ce chant est doux…

  • Bonjour Charles, merci pour cette belle et douce histoire, pour moi c’est en observant mon chat 🐈 Shanti que je retrouve ces fous rires et ce bonheur dans la simplicité et la spontanéité de l enfant.

  • Sylvie Epinat dit :

    Bonjour Charles,
    Merci pour ce témoignage et merci pour cette découverte du Ziran! A 64 ans, je suis toujours surprise de m’émerveiller de tout ce qui m’entoure et je remercie l’univers d’avoir préserver ce regard d’enfant au fil des jours et ce malgré le temps qui passe!! Toujours ce désir d’apprendre, de découvertes et de belles rencontres.. Le grand Monsieur Jacques Brel chantait” il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes”, c’est peut être ca aussi la définition de Ziran!
    Bien a vous et encore merci de nous accompagner dans cette quête
    Sylvie

  • Marie dit :

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour ce voyage au cœur de ce qu’il y a de plus précieux en nous, notre âme d’enfant.
    Mon enfance a été compliquée mais j’ai puisé ma force dans la nature, auprès des animaux, leur regard, leur innocence et leur spontanéité, des oiseaux, je me laissais bercer par leur chant et voyageais ainsi dans des contrées lointaines, des arbres, je m’imaginais sautant de branches en branches pour parvenir au sommet et me sentir plus près des étoiles… un demi siècle plus tard c’est toujours cette même Nature qui me reconnecte à qui je suis et me redonne ce regard d’enfant, les ballades en forêt, les animaux qui ont accepté de vivre à mes côtés et le ciel étoilé…
    Bien à vous,

  • MICHELE dit :

    Bonjour, J’ai beaucoup aimé cette histoire qui m’amène à partager un pur moment merveilleux d’il y a quelques jours, lorsque j’ai trouvé un courrier dans ma boîte aux lettres avec une jolie carte de la mer (le courrier se fait rare de nos jours) avec un mot de ma petite fille de 8 ans “Hello mamie M Comment ça va ? Moi ça va très bien. Sur n’importe quelle plage, je me dis “que la mer est belle ! ” et je me mets à inventer des poèmes. 1000 & 1 bisous pour toi”. J’ai été émerveillée par tant de douceur, les larmes aux yeux remplis de bonheur et cela m’a replongée dans mon enfance, à l’époque où j’écrivais moi-même des poèmes avec cette candeur de l’enfance, j’ai souri, la joie m’a envahie et une grande tendresse a traversé tout mon être.
    Pour garder cette légèreté, tous les matins, je prends le temps d’un café sur ma terrasse, je me promène dans mon petit terrain et regarde le jardin que j’ai conçu comme une enfant qui a créé son univers dans sa chambre ou sa cabane dans laquelle il va se réfugier, je passe en revue chaque arbre, arbuste, fleur, l’évolution de mon modeste potager, je récolte les éventuelles fraises du jour, j’enlève quelques mauvaises herbes au passage et je leur parle en remerciant l’univers de ce que cette belle nature m’offre et de la chance que j’ai. Merci à vous . Michèle

  • Irène MORENO dit :

    Bonsoir Charles,
    Merci pour ce nouveau mail, passionnant et empli de sagesse.
    Voir la vie avec des yeux d ‘enfant. S’émerveiller pour chaque moment que l’on vit. Ces moments qu’il faudrait sans doute vivre captivé par la conscience qu’on leur accorde dans ce présent et ses richesses. .. Personnellement, car ce n’est que ma vérité, je trouve cela difficile, i l y a toujours plusieurs moments dans ma journée où je me sens déconnecter avec mon moi intérieur à cause du “tumulte ” de mon quotidien et de son impermanence. Alors, je me suis dit que j e devais accepter cela car si j’étais un Bouddha je ne serais pas là. Cependant, j’ai remarqué aussi que cet Ego, l’allié incorrigible qui me donne du fil à retordre mais aussi qui m’apporte de belles leçons de vie, imposait des masques, du jugement, et toutes sortes de choses lié à un manque de liberté de ma personne. La liberté n’est elle pas la libération de tout cela ? Choisir un chemin qui résonne en moi, aller vers la véritable personne que je suis. Alors devenir de plus en plus Authentique et retrouver mon âme d’enfant. Souvent, je me recentre sur moi même sortant de l’extérieur, parfois je respire 3 fois en le faisant. je sors de l’Ego en ma rappelant de l’humilité et me rappelant de me centrer dans mon coeur ; ainsi je perçois “l’autre” de manière différente et mon Authenticité revient, mes mots sont justes et mon coeur communique à “l’autre” cette sincérité avec laquelle je m’adresse à lui ou elle. (Ceci est un exemple) L’échange devient authentique et permet au moment présent de vivre dans une belle conscience venant de chacun. Accueillir le moment présent, c’est le vivre dans son entièreté en présence avec nous même et toute conscience d’un ensemble. Voilà comment je vois le “Ziran” pour ma part et comment je fais pour le travailler. Parfois, j’oublie de m’émerveiller mais je n’oublie pas que derrière cela vit l’enfant qui apprend à le redevenir.
    Merci de m’avoir permise de m’exprimer,
    Belles soirée à vous,
    Irène MORENO

  • Stephaneg74 dit :

    Bonsoir,

    c’est marrant, il y a quelques semaines, j’ai lu qu’il fallait que je me souvienne plus souvent de mes rêves d’enfant, que j’en apprendrais beaucoup d’eux. Ce qui m’a permis de revenir plus aisément dans le moment présent depuis.
    Et la vie est merveilleuse dès cet instant.

  • Beetschen dit :

    Bonjour,
    Merci pour ce beau texte.
    De mon côté, j’ai des souvenir d’enfance de moments d’éternité en particulier lorsque je construisais mes maquettes en papier (sur mes vacances d’été une maquette de monument pouvait me prendre 3 semaines à assembler). Il y a ce bonheur à être dans le moment présent, sans pensée et sans peur, juste dans le travail des mains.
    Et en dehors de cela, je retrouve cet état dans tous les moments de marche, en forêt ou en ville, ou on peut se reconnecter à cette gratitude de pouvoir marcher à son rythme, librement, et observer ce qui nous entoure.
    En bref ce sont tous les moments où je peux me retrouver pleinement dans le moment présent sans penser à aucune planification quelconque.

  • Merci beaucoup pour cet article. Ziran est au cœur de ma vie, en fait. En 1989, à la suite d’un grave incident de route – j’ai été écrasée par un motard – afin de recouvrer la santé j’ai commencé à pratiquer le Qigong avec un enseignant chinois qui se trouvait par hasard (!) dans ma ville, en Italie. Il m’a initiée à une forme qui favorise les mouvements spontanés de Qi dans le corps. Après une année de travail constant et journalier, ces mouvements spontanés se sont manifestés, très harmonieux depuis le début. J’ai été constamment monitorée par mon enseignant et d’année en année je jouis de ces mouvements chaque jour – en plus d’autres formes de Qigong plus structurées que je continue à pratiquer. Je peux dire que Ziran est le principe merveilleux qui m’a complètement transformée au fil des années, qui a ouvert mon coeur (qui était bien défendu derrière de hauts remparts il y a trente ans!) C’est vrai, il a à voir avec l’authenticité, et avec le courage d’être très humble et très simple. Et beaucoup plus léger. Quand ziran se manifeste en nous, il nous permet d’être moins dans notre tête bavarde, de pousser le petit Moi un peu de côté pour permettre au Dao de nous murmurer à l’oreille et, chose plus importante, d’être entendu! Merci encore – j’ai été un peu longue, mais c’est aussi pour manifester mon enthousiasme pour tout le travail que Fabrice et vous et toute l’équipe vous nous proposez. J’adore que tout cela soit en langue française, que j’aime beaucoup (plus abordable que le chinois!)

  • Enfant je voulais être astronaute, musicien ou nomade, vivre sur les routes. Mais surtout j’ai toujours eu l’intime conviction qu’il fallait écouter cette aspiration issue de mon enfance au moment de faire les choix les plus “sérieux”. Faire sérieusement le choix de construire son rêve . J’ai été artiste de cirque et le trampoline m’a fait goûter aux joies de l’appesenteur 🙂
    Avec tout un tas d’obstacles et d’autosabotages bien sûr, rien n’est donné sur un plateau …
    Merci pour ce récit Charles, cultivons notre Ziran !

  • lecgalapar dit :

    Bonsoir Charles, merci pour cette promenade, j’étais avec vous et sous cet arbre. Pour répondre à votre question. Tout commence dans l’enfance. Je pense que j’aurai eu la même réflexion que votre fils. J’avais les oreilles décollées. Les autres voyaient chez moi une déformation, Dumbo l’éléphant, pour moi, c’était un moyen de m’envoler. L’innocence, je la cultive tous les jours, en étant gourmande, blagueuse, curieuse, aimant pousser les limites de l’horizon, faire de cette ligne une pelote de laine, tisser un trampoline, y rebondir et aller chatouiller l’univers. J’aime les surprises de la vie.
    La simplicité, paradoxalement, c’est plus complexe. Le monde occidental ne facilite pas cette approche. J’apprends tous les jours l’enseignement de la simplicité, c’est comme si elle se présentait à moi, parfois sérieuse, un peu chatouilleuse, mais très souvent moqueuse, surtout lorsque je me mets à bricoler en complexifiant les choses, alors que j’aurai pu faire plus simple. Je retrouve aussi la simplicité dans le bon sens paysans, dans la relation à la nature. Simple. Dans les relations, la simplicité c’est peut-être ce geste, cette parole, ce silence qui permet à l’autre de se détendre après une journée … compliquée. C’est peut-être la justesse des choses ?
    La simplicité c’est aussi accepter ses limites, ses défauts, une humilité qui permet d’avoir la … simplicité …de faire encore un petit pas sur un chemin qui nous mènera sûrement à un conte pour enfant. Très belle soirée à vous et à votre entourage.

  • De barbuat dit :

    Merci pour le partage de cette notion magnifique le Ziran
    Tout d’abord l’écriture m’a beaucoup parlée. Comme si je connaissais déjà cette calligraphie ! Puis la puissance de l’histoire entre ce jeune homme, le sage et l’arbre.
    Revenir à sa nature première et se servira de l’image de l’arbre est déjà en soi un acte sacré. Ensuite cette interaction entre l’âge jeune et l’âge avancé.. là encore toute une symbolique ! Une représentation intéressante à mes yeux puisque aujourd’hui se sont mes 55 ans qui s’adressent à mon âme d’enfant pour qu’elle lui rappelle qui j’étais … ma mémoire est facétieuse, mais les sens et ma relation profonde avec la nature me conduisent assez facilement au Ziran. Les oiseaux qui chantent le matin, semblant se répondront du haut de leurs branches. La firme des nuages dans ce ciel d’un bleu sans pareil. Le scintillement de l’eau qui coure dans les canaux étroits de mon village, les rires des personnes au coin de la rue et aussi la caresse du vent dans les cheveux lorsque sur la bicyclette je le sens libre comme un pétale de fleur se laissant porté par le souffle d’une brise légère.
    Voilà mon Ziran est profond et sincère dès que je l’associe à la terre qui m’entoure et à ces compagnons vivants (humains, animaux, insectes, minéraux…)qui cohabitent avec moi sur cette planète .

  • Perzoff dit :

    Dessiner sans regarder ou gribouiller et dessiner la première chose que je vois!
    Pieds nus pour traverser le jardin et aussi le petit chemin!
    Manger avec gourmandise les fraises au potager!
    Voir des visages dans les formes du bois, d’un tissus…
    Toutes ces petites touches de zirane qui continuent à rendre la vie poétique et joyeuse!
    Très belle rentrée à vous!

  • Bonjour la douceur ….

    Merci pour ce récit plein d’âme …

    Je cultive un immense jardin…
    C’est ma façon à moi à me reconnecter à la Nature, à l’Univers , à la Vie et à moi même …
    A travers mes plantes, mes fleurs, « mes » oiseaux …
    Je les regarde et je vis ce qu’ils vivent …
    Je sais quand ils ont soif , quand ils ont besoin de soins … et surtout d’Amour…

    Je peux passer de très très longues minutes à regarder « mes » oiseaux boire dans l’abreuvoir/bain que j’ai fait pour eux…
    Je vois les gouttes d’eau au bout de leurs becs..
    Je les vois se pencher et déglutir…
    Je les regarde prendre des bains l’un après l’autre et s’ébrouer tout en formant des arcs de gouttes d’eau avec leurs ailes ..
    Je pourrais rester là des heures à les admirer et les aimer…

    Voilà comment , chaque jour que Dieu fait, je me reconnecte au grand Tout.

    Élisabeth

  • Sandrine dit :

    Inspirant cet article.
    Ces temps, je retrouve l”authenticité dans la manière de m’habiller. Enfant, j’adorais les grandes robes, les longs cheveux et les couettes. Puis avec la naissance de mes enfants, l’accueille de chiens au sein de notre famille, j’ai privilégié le jeans-tshirt-basket et les cheveux presque courts. Je n’ai garder les robes que pour les grandes occasions.
    Maintenant, chaques jours j’exprime qui je suis. Je garde les jeans pour certaines occasions et mes robes respirent le grand air et dévoilent qui je suis. Quelle plaisir de sentir sa féminité profonde s’exprimer au grand jour, oser s’affirmer femme et reconnaitre en soi cette part féline et vivante. De plus, sans me gêner, j’ai laissé mes cheveux pousser ces derniers mois et je retrouve le plaisir de toucher cette matière et à l’entretenir.

  • DOORNAERT dit :

    bonjour
    je retrouve mon ziran quand je pars me promener dans la forêt à côté de chez moi. je me laisse aller et je retrouve l’émerveillement devant la nature. un papillon qui danse, un écureuil qui joue, un arbre qui fait coucou en remuant ses feuilles… un bain de forêt qui nettoie à chaque fois depuis 30 ans, je n’ai pas souvenir d’une promenade identique à une autre.

  • Yahel dit :

    Bonjour Charles, depuis toujours je suis émerveillée par la nature. Animaux, plantes, insectes et autres. Et cet émerveillement est tojours là, 60 ans après. Petite je pouvais rester des heures à regarder les fourmis vaquer à leurs occupations. Une mouche, un bourdon, tout était sujet à émerveillement. Ca l’est toujours. Ce sont pour moi comme des amis que je connais de longue date. Et je le leur rend bien. En leur donnant un jardin le plus naturel possible. Bien sûr, il fait tache, tout seul au milieu des autres jardins bien tondus, ou tout est bien coupé, bien rangé, ou rien ne traîne et où la vie n’a pas le droit de s’exprimer. Mais j’assume 🙂
    Dernièrement j’ai eu une révélation. Notre corps est un véhicule merveilleux qui permet à notre âme de vivre dans la matière. Bien sûr je le savais. Mais ça restait de l’ordre de l’intellect. Maintenant ce vécu est plus profond, il est expérimenté. Tous les corps sont merveilleux. Peu importe leur forme, leur taille, leur couleur. Bien sûr, on vit plus facilement dans certains que dans d’autres. Ce sont des véhicules pour le temps de cette vie terrestre et je remercie le mien de me permettre cela. Depuis, je suis encore plus en phase avec moi et il y a ce nouvel émerveillement de tous ces véhicules terrestres.
    Et ça me fait penser à un film ou un extraterrestre est dans un corps humain. Il lui arrive un accident et quelqu’un lui demande s’il a mal. Et l’extraterrestre répond : moi je ne souffre pas mais mon corps, lui, il a mal.
    C’est cela aussi, le Ziran. S’aimer soi-même. S’accepter profondément. Arrêter de se rejeter. Aujourd’hui j’ai plus d’amour pour moi-même. Et cela amène a de la paix. Ca prend son temps mais ça avance 🙂

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