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Cher(e) ami(e) du Tao,

Souvenez-vous de cette scène mémorable dans ‘L’Empire contre-attaque, où Luke Skywalker entre dans la grotte sur Dagobah, sabre laser en main. 

Yoda lui conseille d’y pénétrer sans ses armes, mais Luke ignore cet avertissement.

À l’intérieur, il affronte une version sombre de lui-même déguisée en Dark Vador. 

Lorsque le casque de Vador est coupé, révélant le visage de Luke, il prend conscience que le côté obscur n’est pas seulement autour de lui, mais aussi en lui. 

Cette scène symbolise parfaitement le concept du Tao, qui enseigne que la lumière et l’obscurité, le bien et le mal, ne sont pas des entités séparées, mais des aspects d’un tout unifié. 

Intrigué ? 

Alors continuons à explorer cette nature complexe du Tao qui, comme Luke, nous invite à comprendre toutes les facettes de notre propre nature.

Le mystère du Tao : plus qu’une simple pièce de monnaie

Le Tao, c’est un peu comme une pièce de monnaie.

D’un côté, vous avez le Yin, qui représente des choses comme l’obscurité et la paix*.

De l’autre, il y a le Yang, symbolisant la lumière et la guerre*.

* Je sais que ces associations peuvent paraître déroutantes. Traditionnellement, le Yin est associé à des éléments comme l’obscurité et la passivité, tandis que le Yang symbolise la lumière et l’activité. 

Mais ici, j’ai choisi de présenter le Yin comme représentant l’obscurité et la paix, et le Yang comme symbolisant la lumière et la guerre.

C’est une façon de montrer à quel point ces concepts sont flexibles et multifacettes.

Mais tout comme une pièce de monnaie, les deux sont inséparables et font partie de la même entité.

Pourtant, nous aimons croire qu’au fond, un aspect est plus important que l’autre.

Est-ce vraiment le cas ?

L’une des choses que j’apprécie le plus dans le taoïsme, c’est qu’il accepte la contradiction.

Selon Laozi ou Lao Tseu, Lao Tsé… 

À vous de choisir, la contradiction fait partie de notre existence.

Imaginez avoir un ami qui est à la fois drôle et sérieux.

Vous pourriez penser que ces traits sont opposés, mais en réalité, ils coexistent chez la même personne.

De la même manière, dans le Tao, les opposés ne sont pas en conflit, mais font plutôt partie d’une réalité plus grande.

Comme le symbole du Tao le représente clairement, Yin et Yang ne sont pas simplement juxtaposés, mais ils s’interpénètrent, ils sont intimement liés.

Plus encore : ils sont identiques.

Ce que je veux dire, c’est que même si on pense que des choses sont opposées ou contradictoires, en réalité elles font toutes partie d’un grand tout. 

Que vous appeliez ce tout ‘Tao’, ‘Dieu’, ou simplement ‘la nature de l’existence’, l’idée principale est que tout est relié et forme une seule et même réalité.

C’est ce que Laozi essaye de nous dire à travers ses mots.

Puis il y a tous les aspects éthiques suggérés par les quelques pages du Dao De Jing.

Pour se rapprocher du Tao, il faut savoir mettre son ego de côté.

Cela pourrait signifier écouter les autres attentivement même quand vous pensez avoir raison, ou accomplir une bonne action sans en attendre de la reconnaissance.

En agissant de manière authentique et sans ego, on est en meilleure harmonie avec le Tao.

Avez-vous déjà essayé de mettre de côté votre ego ? 

Qu’avez-vous ressenti ?

Le Dao De Jing est souvent ambigu, mais il tente indéniablement de montrer une voie, une conduite à suivre, malgré les mises en garde contre les règles et leurs dangers.

Même si le Dao De Jing ne vous dit pas quoi penser ou comment agir, il offre quand même des conseils sur la « meilleure » façon de vivre.

Et ceci est en un certain sens contradictoire, bien que nous ayons déjà vu que la contradiction fait partie de la réalité.

Le Dao De Jing : un livre aux mille visages

C’est comme si le Dao De Jing était une histoire populaire que tout le monde raconte différemment.

Certains peuvent insister sur le côté moral de l’histoire, tandis que d’autres se concentrent sur les éléments d’aventure.

Il y a plusieurs façons de le comprendre et de le traduire, tout comme il y a plusieurs façons de raconter une bonne histoire.

Je comprends, c’est tentant.

Mais même les moines, les philosophes et les experts en spiritualité qui ont traduit cet ouvrage finissent souvent par faire pencher l’équilibre du Tao en faveur de la lumière, la paix et le bien.

Comme s’ils étaient effectivement une seule et même chose avec l’obscurité, la guerre, le mal, mais qu’au fond ils étaient un peu plus pertinents, un peu plus importants que leurs homologues moins populaires.

Le côté obscur du Tao : un équilibre nécessaire

De la même façon, le côté obscur du Tao est tout aussi essentiel et ne doit pas être négligé.

Pensez-vous que les aspects obscurs de la vie sont tout aussi importants que les lumineux ? 

Pourquoi ou pourquoi pas ?

Un déséquilibre momentané est acceptable, mais seulement s’il s’agit d’une étape vers un nouvel équilibre où le bien prévaut.

Je ne prétends pas savoir exactement ce que Laozi voulait vraiment nous transmettre.

Tout d’abord, parce que je n’en suis pas capable.

Deuxièmement, parce que cela ne m’intéresse pas.

Ce qui me fascine dans le taoïsme, c’est qu’il n’y a pas de règles strictes ni de personnes qui prétendent détenir la vérité.

Donc, même si mon opinion peut ne pas être en accord avec ce que Laozi voulait exprimer, elle reste tout aussi valable.

Vous, moi et le Tao : trouver la balance intérieure

Imaginez que votre vie est un livre, mais ce n’est pas un conte de fées. 

Il y a des chapitres sombres, des moments qui ressemblent plus à des cauchemars qu’à des rêves. 

Et ces pages, aussi terrifiantes soient-elles, font aussi partie de votre histoire.

Accepter les recoins obscurs de votre personnalité, c’est comme admettre que même les chapitres les plus sombres ont leur place dans le livre de votre vie. 

Ils ne sont pas là pour être arrachés ou ignorés, ils sont là parce qu’ils font partie du tout.

C’est difficile à accepter. Vous pourriez même craindre ces aspects de vous-même, les voir comme des intrus dans votre propre existence.

Pourtant, ignorer ces facettes, c’est nier une part de ce qui fait de vous un être complet. Ces ombres intérieures, aussi dérangeantes soient-elles, ont leur rôle à jouer.

Le véritable défi est de trouver un équilibre, un moyen d’intégrer ces parties sombres sans les laisser prendre le dessus. 

Elles peuvent ne jamais sortir au grand jour, mais reconnaître leur présence est la première étape vers l’acceptation de soi dans son intégralité.

Vous ne pourrez jamais atteindre un équilibre véritable tant que vous refuserez de regarder ces ombres en face. 

Et c’est en acceptant toutes les parties de vous-même, même les plus sombres, que vous pourrez peut-être trouver une forme d’équilibre, aussi précaire soit-il.

En fin de compte, le voyage vers l’acceptation de soi est un chemin pavé d’ombres et de lumière. 

Ignorer les parties sombres de notre être, c’est comme tenter de lire un livre en sautant des chapitres : vous n’obtiendrez jamais une image complète. 

Vous êtes un mélange complexe de qualités et de défauts, de joies et de peines.

Et c’est cette complexité qui fait de vous un individu unique et irremplaçable.

Charles Zhang

PS : Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que vous êtes quelqu’un qui ne craint pas de plonger dans les profondeurs de la complexité humaine et du mysticisme taoïste. 

Je vous invite à réagir : croyez-vous que le côté obscur du Tao soit tout aussi essentiel que son côté lumineux ? 

Est-ce que la reconnaissance de notre propre obscurité est une étape nécessaire sur le chemin vers une compréhension plus complète du Tao ?

Laissez un commentaire en bas de cet article.

Après tout, comme le Tao lui-même, le débat est une forme d’harmonie.

65 commentaires

  • Legall dit :

    savoir apprécier ses défauts, c’est mettre en valeur nos qualités. Reniez vos défauts, ils font surface au galop. Votre entourage veut vous corriger, « tu verras, tu seras mieux !  » , mais vous n’êtes plus vous. Sachez vous aimez tel que vous êtes, et vous vous améliorez avec le temps. Vous savez ce qui va, ce qui ne va pas, à vous de faire au mieux !

  • Merci pour les réflexions . L’homme au sens humain est complexe et de ce fait multiple . Il en va de même pour Sa vie aussi.
    Le bien et le mal ( ou l’ombre et la lumière) nous oblige a chercher l’harmonie et l’équilibre. Dans la vie rien n’est complètement négatif ou complètement positif . Nous apprécions la lumière parce que nous connaissons le noir et l’ombre .
    Le peintre Soulage nous a montré que l’outre noir était une couleur très lumineuse !
    Merci de nous rappeler que la paix existe parce que l’on lutte contre la guerre !

  • Marie-Christine dit :

    Oui même si cela nous plait pas forcément, nos parts sombres font partie de nous au même titre que notre lumière, à nous de les accepter afin d’y mettre de la lumière

  • mettre nos zones d’ombre en lumière, tel est l’art de la transformation. c’est avec toute notre lumière, tout notre cœur, tout notre amour que nous devons les regarder. Alors la zone d’ombre, à son tour, rayonnera. S’appuyer sur ses qualités, sur sa bienveillance, sur son amour, pour aller à la rencontre de ses ombres et les enlacer.

  • LUTZ dit :

    Bonjour,
    Oui même si c’est difficile à admettre le côté obscure est tout aussi important. Il permet de me protéger des autres pour ma part, un peu trop brutalement à mon goût , un aspect à améliorer donc en ce qui me concerne. Merci pour votre texte pleins de sincérité et de réalité

  • Gillet dit :

    J’ai pour habitude de dire que l’on a les qualités de nos défauts et les défauts de nos qualités, cet article m’amène en profondeur vers cette conviction que la pensée binaire passe à côté de l’essentiel. Par exemple je viens de traverser une maladie pour laquelle on me disait d’être une guerrière, ce terme porteur de connotation violente ne me convenait pas, je préférerais accueillir écouter bref une autre approche et puis les traitements m’ont amené à sortir la guerrière et j’ai vécu la nécessité de combattre tout en ayant le sentiment d’accueillir un enseignement. Cette maladie ma fait éprouver des sentiments pour émotions très contradictoires.
    Merci pour cet article

  • Ben c’est une évidence. Mais … il faut avoir un peu de la bouteille pour la voir. Et surtout, avoir connu des personnes et/ou des situations qui nous ont permis de changer de perspective et de sortir des antagonismes primaires. Une bonne école ferait déjà ça mais encore, notre civilisation c’est quoi? Pas ça.

  • Jean-Daniel Coudray dit :

    Merci audit Charles Zhang… qui pourrait bien avoir un autre nom et un autre prénom! Non?

    Il me paraît évident que nous avons des parts obscures en nous … que nous essayons souvent de nier tant elles sont désagréables a admettre comme étant nôtres.
    Les reconnaître comme étant nôtres ne signifie pas nécessairement accepter qu’elles agissent par nous, à travers nous. Non?

  • Jouve dit :

    Le juste milieu entre le yin et le yang : la voie du tao.
    Reconnaissance de notre obscurité et d’un état de paix lors de pause consciente : présence corps et souffle, état méditatif, ressourçant ! … vital.
    Merci pour vos articles.

  • Smita dit :

    Oui j’adhère complètement. Je dirai en simplifiant que la première étape est l’acceptation de toutes les parties de moi-même, le sombre, le noir, l’obscure, ke tourmenté tout comme le lumineux, la paix, la joie, l’altruisme, la bonté, l’ouverture aux autres et la seconde étape le choix. Avec la conscience de toutes ces facettes qui ont émerger de l’obscure, je peux choisir en toute liberté et conscience. Quelle attitude en face de cette situation? Le choix m’amène donc dans la responsabilité de mes actes. Merci pour ce bel enseignement. Bonne journée. Smita

  • Michèle dit :

    J’ai aimé ce petit rappel. Pour moi on ne peut pas ÊTRE l’un sans l’autre car c’est aussi ces parties sombres de nous qui nous font avancer sur un chemin plus apaisant justement en en prenant conscience.

  • Gourlet dit :

    Bonjour,
    Après avoir lu cette description très intéressante, je suis tout à fait d accord le côté lumineux et le côté sombre de notre être sont importants dans notre existence. il est nécessaire d apprivoiser le côté sombre pour être en complémentarité avec le côté de la lumière mais ce n est pas une évidence cela demande du temps, de la concentration, de la connaissance de soi. c est un temps perpétuel mais quand on atteint l équilibre des deux, il me semble que c est un accord parfait. J en suis encore loin.
    bien à vous
    Christine

  • Anne dit :

    Obscurité et lumière:c’est comme un couple. Il est important d’y trouver l’équilibre. Chacun son rôle, chacun apprend de l’autre. L’ombre appelle la lumière. Peut-être que la lumière a besoin de l’ombre par moment aussi? Et puis mettons y une bonne rasade d’amour et embrassons le tout en ce voyage qu’est la Vie. Notre chemin est un apprentissage. Serions nous équilibrés s’y n’y avait que le jour sans la nuit?

  • Maflor dit :

    Pour moi, l’obscur n’est pas le néant mais recèle des éléments que l’on peut détecter en développant des sens plus subtils. Car au fond du jour comme de la nuit, il y a l’Unité, Essence de toute chose.

  • Wohl dit :

    Effectivement nous sommes un tout mais je pense que nous sommes éveillés pour justement prendre conscience que nous avons la capacité de transmuter notre partie ombre en lumière ✨

  • D’accord aussi avec cette belle réflexion. Pour moi le côté obscure est initiatique. Il nous permet de développer, de cultiver de nouvelles aptitudes pour faire de nous des êtres meilleurs pour peu qu’on se retrousse les manches. Je trouve que c’est dans l’obscurité que l’on prend conscience des ressources en nous et donc de notre lumière. Parfois je me demande, si j’avais véccu une autre vie, moins difficile, aurais-je la capacité de voir cela si je n’avais pas été plongée dans le noir?
    Merci encore pour vos magnifiques partages qui me touchent toujours.
    Christine

  • Poisson dit :

    Merci beaucoup . J’ai depuis de très nombreuses années le Tao Te King . Il n’y a pas de nom du traducteur car celui ci disait qu’il désirait que de son vivant ce livre parut sans nom de traducteur car en tant que taoïste, il considérait que l’auteur devait s’effacer devant l’œuvre . Pour les interprétations, il a cité de nombreux penseurs et ascètes de notre temps véhiculant le même message . D’impérissables témoignages de la Vérité éternelle . Très bonne journée 🌸🪷

  • SUBILIA dit :

    Bonjour Charles, merci pour ce bel article et cette référence à Luke Skywalker, quelle épopée ! Moi j’ai l’impression qu’en moi tout est bien structuré pour que ma part sombre se taise et la joue piano, je ne sais pas comment lui parler, elle est bien enfouie sous une éducation droite et vertueuse mais je sais bien qu’elle existe. Je veux tellement aller vers la Lumière, est ce qu’elle grandit aussi quelque part dans mon inconscient ? J’avance à petits pas, le Tao m’aide et m’aidera. Merci pour votre appui
    Marie-Dominique

  • saulnier dit :

    Pour ma part la lumière est toujours au bout du tunnel aussi long soit-il et que ma plus grande douleur fut également le plus grande joie de mon existence aussi expérimenter le tao est une belle leçon de vie. Pour le yin et le yang ,l’un ne va pas sans l’autre et vice-versa et au-delà de l’accepter ,je préfère le vivre avec tous ses paradoxes autant que possible.
    Pour citation « les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux « . Alphonse Allais.

  • Merci pour cet article, une belle mise en « esprit » avant le partage ce soir avec Fabrice prendre conscience, accepter et intégrer la partie sombre de notre être c’est déjà un début de transformation sur le chemin de notre vie passer de la « régression au déploiement » les Arts Taoïstes sont précieux dans la recherche de cette harmonie et équilibre. 🙏

  • Marsiglietti dit :

    Comme la lumière ne peut être sans l obscurité, comme le jour ne peut être qu après la nuit, comme la conscience ne peut être qu avec l inconscient, comme l étoile ne peut briller que dans la nuit , comme l invisible ne peut être sans le visible ,etc etc je ne peux être dans l unité qu avec mon ombre et ma lumière 🙏

  • MARILOU dit :

    Nos défauts et nos qualités sont ce que nous sommes. Tout comme les évènements heureux et malheureux qui se sont produits au cours de notre vie. J’ai eu une enfance désagréable avec une mère qui ne m’aimait. J’ai toujours cherché à comprendre pourquoi sans jamais trouver réellement de réponse de sa part. En moi régnait une profonde tristesse qui pouvait surgir de façon inopportune et gâcher un bon moment. Mon être tout entier reflétait ce mal-être, jusqu’à ce que j’accepte que ma mère n’était pas obligée de m’aimer et qu’en réalité toute cette tristesse et tous les moments désagréables de ma vie m’avaient rendue plus forte, plus sage.
    A la suite de cette prise de conscience, une transformation s’est alors opérée en moi. Je me suis mise à m’aimer, à avoir confiance en moi et à m’accepter telle que je suis avec mes qualité et mes défauts. Je ne cherchais plus à être parfaite pour plaire à ma mère. Je me suis aussi rendue compte que dans cette relation, c’est ma mère qui avait plus à perdre que moi.
    J’ai accepté de ne pas être parfaite et que je ne pouvais avoir que des qualités, car ce n’était pas sein; cela me rendait en réalité faible.
    Une soleil s’est alors illuminé en moi et je prends depuis la vie comme elle vient avec ses plaisirs et ses malheurs, car je sais qu’ils sont tous nécessaires à mon équilibre, à mon être.
    On ne peut pas vivre constamment dans le bonheur, ce serait ennuyeux. On ne peut pas avoir que des qualités, on serait ennuyeux pour les autres mais aussi pour nous. Il est agréable de s’étonner soi-même parfois de ses propres réactions et de constater qu’on est capable de se transcender pour contrôler un défaut ou de savoir l’exploiter à bon escient quand cela s’avère nécessaire.
    Ma vie est humble et banal pour quelqu’un de l’extérieur, mais en réalité elle est pleine et riche de petites victoires.
    Je suis : une balance Roberval qui penche d’un côté ou de l’autre en fonction des épreuves de la vie et des qualités (positives ou/et négatives) que je dois mettre en oeuvre pour maintenir les 2 plateaux en équilibre.
    Le Tao fait bien partie intégrante de notre être. Nous sommes le Tao.

  • Waldmann dit :

    Si tout est duel , yin et yang, nos côtés sombres comportent alors des éléments lumineux , voir utiles. Imaginons que je sois colérique, cette colère pourrait repousser un agresseur. j’ai des talents de voleur, je pourrais les mettre au service du bien ? et peut-être ce qui est sombre pour l’un et lumineux pour l’autre. C’est la où le tout prend sens et oblige à se questionner sans cesse. passionnant et fatiguant 😉

  • Marie-Claude dit :

    Depuis un certain temps, j’ai transformé la petite pièce (d’or?) en ruban dont j’ai collé les deux extrémités en inversant l’une par rapport à l’autre , je n’ai rien inventé !!!
    En effet ce ruban de Moebius permet de parcourir les deux faces de feu la pièce en avançant toujours sur la même surface : ceci m’évite un équilibre illusoire sur le dessus de la pièce pour ne pas avoir à trottiner trop longtemps sur la face inverse…. 😉
    Avec mon cheminement en mode Moebius je tente de traverser avec le plus d’équanimité possible le chemin que j’ai à parcourir, sente lumineuse parfois, obscure aussi …..

    Merci à vous, Charles Zhang, merci à Fabrice, à Véronique et à Sarah !

  • Muriel dit :

    L’un ne va pas sans l’autre….Comment apprécierons – nous l’un si nous n’avons pas fait l’expérience de l’autre…..

  • Cathy dit :

    Bonjour,
    Sans mes parts sombres je n’aurais pas avancé autant dans ma vie. C’est souvent au départ d’une phase sombre que je me met en mouvement pour travailler sur moi et dépasser mes limites par une sorte de lâcher prise.  » Et puis M…. » tandis que sans cela, je vais plus prendre sur moi et accumuler en quelque sorte.
    Pour moi, les 2 sont importants.
    Merci

  • Olympe dit :

    Si je vais du côté des analyses bouddhistes ( étude du sutra du lotus) , l’obscurité fondamentale est la dernière des 42 barrières de l’ignorance à lever pour atteindre l’illumination.

    Ce serait donc cette partie qui nous est propre, dont la méconnaissance obstrue notre complétude, et s’oppose à une bonne compréhension du monde. Ce serait « l’ignorance fondamentale, inhérente à la vie, celle qui donne naissance à toutes les autres illusions, comparable à un miroir terni « qui nous empêcherait d’avoir une image fiable de nous même.

    Notre langage dualiste est le premier écueil conceptuel qui nous fait souvent oublier qu’une chose ne peut exister sans son contraire et qu’elles puisent l’une dans l’autre pour exister.

    Il y a dans le mot obscurité, une connotation culturelle et ancestrale qui nous fait l’appréhender consciemment ou non, comme quelque chose d’inquiétant.

    Probablement issu de la quête du feu et de sa conservation par les êtres primitifs, la présence de la lumière paraît être un élément rassurant et sécuritaire.

    Déconstruire ces archétypes pour mieux en saisir la distorsion permet d’accéder à une forme d’objectivité dans notre relation aux mots, et à travers cela de saisir le concept d’une obscurité fondamentale, et dans fondamental, il y a fondement.

    L’obscurité dans le Tao peut être aussi bien un réservoir de potentiel qu’un outil. En effet, se plonger soi-même dans l’obscurité permet de dissiper l’ego et d’apercevoir cette part de nous, cachée, et qui est profondément liée au reste du monde que nous percevons autrement comme séparé.

  • Garnier dit :

    Hier soir, j’étais à un cours de danse de salon; c’est ma 2ème année. Il y avait un couple qui venait pour la 1ère fois : madame sait bien danser, connait presque toutes les danses, monsieur ne sait pas danser. Madame a commencé à prendre la place du prof à la place du prof. Evidemment son cavalier ne peut plus suivre le cours et aller dans l’apprentissage, progressif et pédagogique. En plus, madame passe à coté de son véritable travail : apprendre à accepter que son masculin est débutant, apprendre à se mettre au diapason et créer de la relation. Un schéma bien classique, récurent; une illustration du yin et du yang et de la relation qu’ils peuvent engendrer, ou rater…

  • Caroline dit :

    Oui malheureusement le côté obscur de la vie, est, parait-il nécessaire. Mais Il faut toujours s’orienter vers la lumière car le mauvais côté mène à la destruction et donc il n’y a plus de vie. Mais quelle ironie !!! Pourquoi nait-on pour être malade ? Les maladies et souffrances des uns sont comme des tableaux à contempler pour les autres. Mais quel monde de sauvages vivons nous dedans. Trouvez-vous ça normal ? Ou, ah oui, il faut s’occuper de soi d’abord et donc choisir ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas. Juste parce qu’il y a une entité plus forte que nous qui a établit les règles alors nous vivons dans la soumission. Ah ça vaut pas le coup de vivre sur cette terre avec ce concept. C’est de la bassaisse inégalée. Pour quand allons nous aborder les sujets des maladies, handicap, injustices, souffrances de personnes innocentes ? Tout ça fait partie du Tao.

    • Joseph dit :

      Martine Boutrais-Colace a donné un début de réponse intéressant à mon avis. À cela s’ajouterai la notion de Karma qui est plus complexe à développer. Il est vrai que certains évènements semblent très injustes, et il est difficile pour nous de comprendre parfois le pourquoi et le comment, car nous n’avons pas une vision globale du fonctionnement de l’univers, ni du Tao, mais qu’une vision très restreinte de ce qu’est le monde. Il faut donc apprendre à faire confiance au « système », avancer avec optimisme et espoir, et essayer de faire au mieux.

  • Croyez-vous que le côté obscur du Tao soit tout aussi essentiel que son côté lumineux ?
    Comment savoir si ce thé est chaud, si je ne connais pas le froid, comment aspirer à la paix intérieure si je n’ai jamais vécu ce qu’est la guerre, le chaos intérieur. Comment identifier et nommer l’hiver si je n’ai jamais vécu l’été ? Impossible de les nommer sans les avoir vécus, reconnus. Les 2 côtés, à mon sens, sont intrinsèquement nécessaires, unis. L’un ne peut exister sans l’autre. L’un permet d’identifier l’autre et vice versa. Les 2 sont Un.
    Merci de m’amener à la réflexion!

    • Joseph dit :

      Je partage cette vision et je la trouve très intéressante. En effet, si la dualité n’existait pas, comment pourrions nous prendre conscience ? La dualité permet d’expérimenter et de trouver, par nous-mêmes, ce qui est bien, et ce qui l’est moins. Un défi et un chemin pas toujours faciles, certes, mais indispensables et intéressants au final pour accéder à la conscience et au Tao.
      Joseph

  • Joseph dit :

    Cet article est très intéressant et la question qu’il pose aussi ! Bravo Charles Zang d’aborder ce type de sujet. Le côté obscur fait effectivement partie de la dualité. Comme l’a écrit Martine Boutrais-Colace ci-dessus, l’un permet d’identifier l’autre.
    Nous pouvons considérer que nous avons les deux aspects en nous pour expérimenter lequel est le plus convenable. Comme je l’avais développé dans un de mes articles sur mon site internet (https://veravero.info/fr/A_La_Diversite_ou_Dualite.html), pour qui cela pourrait intéresser, le côté obscur, qu’on peut aussi appeler « le mal », aura toujours comme conséquence la pauvreté, la souffrance, la décadence, le déséquilibre, et, au bout du compte, la fin (la mort), alors que ce que nous appelons « la lumière » (le bien) aura toujours comme conséquence la prospérité, la croissance, la continuité, donc la perpétuité (la vie). Ceci est vrai aussi en nous : nous pouvons être dans une forme de béatitude constante, mais pour cela nous devons comprendre qu’il est préférable de « transformer » notre côté obscur afin d’y parvenir. Ce n’est effectivement pas toujours simple, mais ce qui est réjouissant, c’est que c’est possible, et les techniques que le taoïsme nous apprend s’y prêtent bien.

  • Irène MORENO dit :

    Bonsoir,
    Tout d’abord, merci à vous Charles pour l’envoi de ce nouveau mail qui est encore une fois magique et passionnant empli de sagesse et de bienveillance.
    Après avoir lu le mail, la première phrase qui m’est venue à l’esprit c’est « c’est dans l’obscurité que se cache ma vérité ». J’ai apprit que grandir c’était accepter de vivre tout ce qui se passe et s’est passé dans ma vie ; que la gratitude envers les côtés obscurs est une bénédiction car grâce à eux, je peux aller vers la meilleure version de moi même… La lumière qui est le tout qui contient tout, elle est pour moi la grâce de l’ensemble. Yin et Yang, ensemble vers un même but, alliés de sagesse et de dévotion pour le meilleur et la vérité de chacun. L’Alchimie parfaite.
    La transformation de mon être, se passe en plusieurs étapes d’évolutions successives, qui je pense continueront jusque la fin de ma vie sur Terre.
    Sans travail intérieur vers mes ôtés obscures et vers mes côtés lumineux, je ne peux pas renaître à chaque instant, grandir et espérer le meilleur pour moi et donc pour les autres. Contribuer au monde, au collectif, c’est d’abord s’occuper de soi. La contribution existe déjà dans l’intention et dans le faire pour soi. Alors oui, pour moi, il n’y a pas de transformation possible avec le Yin seulement ou le Yang seulement ; qui font entrevoir de manière différentes toutes les nuances qui peuvent exister en moi…
    Voilà en ce qui concerne ma vérité !
    Très belle soirée étoilées à tous !
    Irène

  • René dit :

    C’est pourtant simple!!! « rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme». On ne peut créer sans détruire et vous serez toujours le côté obscur du vivant ( de l’animé) dont vous prélevez l’énergie pour vous « Nourrir » (et vous « Mourrir » puisqu’il faut bien rendre au côté obscur la lumière qui lui a été prise.
    (Yin/yang) (+/-) (Acide/Base) (Blanc/Noir) et tous les pseudo contraires qui ne peuvent se définir que réciproquement. Toujours le même principe binaire. Si tout est «noir» rien n’est perceptible, du noir ne peut pas « voir » du noir, et réciproquement, si tout est blanc, rien n’existe, du blanc ne peut « voir » du blanc. Base du langage binaire de la créativité des « ordinateurs »
    Les humains qualifient de DIVIN « tout » ce qui est hors de leur contrôle.. Les Scientifiques s’efforcent de le comprendre et les paranoïaques de s’en protéger, peur de la mort et de l’état de non- être , qui n’est rien d’autre que l’inconscience d’un sommeil sans rêve.
    Le côté obscur , la «matière noire» des physiciens est tout ce qui leur est impossible de « mettre en lumière » impossible à visualiser et donc à étudier , observer et par suite contrôler. En terme de « matière » les particules infiniment petites et plus rapides que la lumière. Leur rêve: mettre le soleil en bouteille! Les vignerons savent le faire😀

  • Boyer dit :

    Il peut y avoir une différence entre être authentique avec nos défauts et qualités et ne pas savoir qui nous sommes en raison des programmations de l’enfance et de la société. Être authentique signifie reconnaître et accepter nos défauts et qualités tels qu’ils sont, sans jugement. Les programmations de l’enfance et de la société peuvent influencer notre perception de nous-mêmes et nous empêcher de nous connaître vraiment.
    Malgré le travail d’introspection il est difficile de savoir qui nous sommes vraiment.
    Du coup la carte bazi nous aidera sûrement par rapport à ceci?
    Et du coup, faire des thérapies avec des personnes qui n’ont pas ses connaissances est perte de temps, d’énergie, ça nous éloigne de la voie juste? Car ça nous éloigne de notre propre essence en remuant des programmations, des blessures sans se retrouvé?
    Du coup la carte nous ferai gagner du temps à ne pas nous perdre et nous donne des clefs sur notre propre destinée? A faire le travail juste et ne pas s’égarer?
    Alors ce qui nous aiderai à sortir des programmations ça serai la carte bazi.
    Donc la carte est plus qu’une thérapie?

  • Hocquet dit :

    Pour ma part , j ai compris que l émotion de tristesse et l oubli de prendre soin de moi a contribué à déveloper un début de cancer des poumons. L observation de mon comportement et de remercier la maladie pour l accueiller et aimer mes cellules cancéreuses (elles faisaient parties de moi) ont totalement transmutés les mauvaises cellules . Juste un lobe pulmonaire en moins et pas de chimio ni de radiotherapie .
    Ne pas vouloir être malade, savoir qu on a la force de guérison en nous est un émerveillement. La capacité de surmonter nos ombres arrive au moment qui est juste pour chacun. Vouloir un autre état d Être pour sortir de ce qui nous empoisonne est une force que nous avons tous. C est vital pour notre survie.
    Accepter et observer qu’on est responsable de notre Vie.
    Merci le Tao , Merci la Source.

  • Angélique dit :

    Les forces qui s’opposent crées le mouvement, la Vie, la danse de notre conscience qui chemine de haut en bas de bien à mal, de satisfaction et malaise…
    Sans s’arrêter sur ces forces qui s’opposent , plutôt la gratitude pour ce flux qui passe de l’un au l’autre nous permettant d’expérimenter la conscience…merci
    Merci pour vos réflexions et votre enseignement
    Angélique

  • Loaëc dit :

    Merci pour cet éclairage
    En effet , je crois que c’est en connaissant la maladie que l’on peut apprécier la santé
    Même si cela semble compliqué et difficile. En fait c’est la vie et ses changements perpétuels ou ses mouvements perpétuels
    Merci à vous et à Lao tseu
    Dominique

  • Béatrice dit :

    Nous sommes un tout, issu d’une histoire et d’interactions multiples et variées. Nos zones d’ombres pour les accepter, il est nécessaire de les identifier. Pour les identifier, il est nécessaire de repérer les schémas récurrents qui se répètent dans notre vie et qui bloquent notre évolution. La prise de conscience nous amène à nous questionner, nous amène à trouver des solutions pour sortir de ces schémas répétitifs. Ainsi avancer plus sereinement sur notre chemin. Donc oui la reconnaissance de notre obscurité est une épate nécessaire sur le chemin vers la compréhension plus complète du Tao

  • Brotreaud dit :

    Bonjour ! Aujourd’hui j’étais avec une dame qui me disait : On a les défauts de nos qualité ! Je me demande comment interpréter ces coïncidences d’idées survenant conjointement dans un temps réduit ! cela m’arrive en permanence depuis quelques années !

  • Keenly dit :

    J’apprécie ces extraits d’enseignements qui me rappellent ce qui doit être fait et accepté, pour plus de Sérenité.
    Merci.

  • Catherine GENEVRIER dit :

    Que serait une toile de Soulages sans ce subtil relief qui accroche la lumière pour permettre au noir d’apparaitre ? Sans ombre la lumière n’existe pas dans la matière ? qu’en pense le porteur de lumière, Lucifère ?

  • Valérie dit :

    Entièrement d’accord.
    Depuis 3ans je suis arrêtée pour Burnout professionnel. De nombreux symptômes somatiques, énormément de colère, de la culpabilité… M’ont amené au tréfonds de mon côté obscur. Tant que je n’ai pas voulu comprendre, accueillir, accepter cette noirceur je m’enfoncais encore plus.
    Aujourd’hui je commence à voir le côté positif de cette obscurité. Tout n’est pas noir ou blanc…

  • Laura dit :

    Oui, je partage absolument ce que vous écrivez.
    Il s’agit d’abord de reconnaître en soi les côtés sombres, les accepter ( mieux accepter d’en avoir) , puis “travailler” à leur amendement…

  • Ghuislaine dit :

    Le Tao est une approche, un outil. Il amène au chemin d’introspection qui permet d’observer la lumière en nous et aussi l’ombre, les aspects de nos facettes moins simples à accepter, moins fluides dans la relation avec les autres et avec soi.
    Ce chemin se marche comme disent les Amérindiens.
    Alors, on sort les cailloux des chaussures quand on a traversé des épreuves où on a vu qui en nous décide, ressent, pense, agit, et pourquoi.
    Cela allège et libère et met plus de lumière que d’ombre.
    Ghuislaine

  • Rosie-Rose dit :

    Nous ne pouvons distinguer la lumière sans la noirceur, et l’inverse est aussi vrai. Donc on sait que l’un et l’autre sont indissociable, et que cette contradiction fait partie de la vie inévitablement. Il en est de même à l’intérieur de soi. Cette état de chose nous le savons d’emblée. C’est inscrit en nous. Même si on ne voudrait l’ignorer en restant bien à l’abri dans une zone grise, ( donc ni totalement noir, ni totalement blanc) on pourrait détecter deux directions opposées. Parce qu’il y a des nuances de gris, engendrer par le mouvement perpétuel de la vie. Ce mouvement se répète comme un pendule vers la lumière et la noirceur plus « dense, intense ». Il arrive un moment où l’on voit plus clairement les choses, c’est la conscience qui s’ouvre. Et à ce moment on peut faire des choix plus conscients de nos actions en fonction de nos valeurs et ce que l’on veut vivre. Être plus conscient c’est suivre son chemin tout en vivant avec l’un et l’autre de la façon le plus équilibrée possible. Ne pas prendre conscience de sa noirceur fausse le chemin. Et rester dans zone grise pour refuser de la voir serait comme demeurer dans un flou constant par rapport à soi-même et sur la vie en elle-même.

  • Nathalie dit :

    La vie est faite de dualités. En prendre conscience et l’accepter nous permet de nous enrichir par nos expériences multiples : on n’élève pas un homme sans l’écorcher un peu …

  • Béatrice CANET dit :

    Merci pour ce beau texte ! Et pour les superbes illustrations ! En particulier la deuxième ! En êtes-vous l’auteur ?

  • Sandr’anna dit :

    Les hauts et les bas, nos zones d’ombre et nos zones de lumière, les joies et les peines, tout ce qui nous fait devrait se vivre avec la même intensité. Regarder ses zones d’ombre n’est pas toujours simple. Et pourtant, c’est en les vivant pleinement qu’on grandit. En assumant nos zones d’ombre, on s’allège et on permet à la lumière de briller un peu plus. Le chemin n’est certes pas un long fleuve tranquille ; il est parfois très rude, éprouvant, rugueux. Malgré cela – ou peut-être grâce à celà – il est passionnant.
    Bien à vous,
    Sandr’anna

  • elsen dit :

    j entends cela avec interet , et prudence . au vu de mon parcours . je suis en voie de guerison de stress post traumatique . le trauma est de par se nature inaccessible , il ne s agit pas de volonté ou de courage …on ne peut demander a un enfant de se confronter a un tsunanmi…;

    je m interesse au BAzi maintenant pour voir dans quelle mesure cela pourrait collaborer dans mon parcours

    avec la vie que j ai eue , je crois avoir pris distance avec nombre de croyances. je vais donc experimenter , deja de ma possibilite a suivre cette formation ,et si possible , voir en quoi cela peut m aider dans mon parcours .

  • Claire dit :

    C’est exactement ce que disait aussi Jung en nous invitant à mettre de la lumière dans notre ombre. Tout comme le jour n’existe pas sans la nuit.
    Aller visiter son ombre, y trouver ce que nous n’osons pas montrer (et ce demander pourquoi), nous permet d’être plus entier, plus complet. Il y a d’ailleurs des « trésors » dans notre ombre comme par exemple un talent que nous n’osons pas mettre au jour parce que nous avons peur des réactions de notre entourage. C’est un chemin vers l’acceptation de soi… et des autres.

  • Isabelle JAILLET dit :

    Bonjour,
    Je crois effectivement que le côté obscur du Tao est tout aussi essentiel que son côté lumineux. Oui dans le même sens, la reconnaissance de ma propre obscurité est une étape nécessaire sur le chemin vers une compréhension plus complète du Tao, mais surtout de moi-même.
    Je suis à l’automne de ma vie, à la frontière d’une grande période d’une vie active (travail) et de la retraite (moins active). J’ai vécu de nombreuses périodes d’obscurités, éclairées par des périodes lumineuses. Je les ai dépassées ces périodes d’obscurités, mais il en reste toujours une trace, qui parfois revient à ma mémoire. Je recherche comme le Tao une forme d’harmonie, je sais comment la trouver parfois, mais à d’autres moments, c’est plus compliqué. L’harmonie c’est un mélange de blanc et de noir, c’est le Yin et le Yang. Merci pour ces formations que vous nous préparez, j’ai toujours été attirée par les énergies, et le mystère qui les entoure. J’apprends chaque jour un peu plus, mais je sais que j’aurai toujours à apprendre. Ce qui me rend heureuse c’est de pouvoir transmettre à mes petits enfants. J’espère avoir bientôt l’occasion de venir quelques jours à Ming Shan. Cordialement. Isabelle depuis Thonon-les-Bains.

  • Laurence dit :

    De mon point de vue, je pense que le côté obscur est essentiel. C’est ce qui nous pousse à dépasser nos limites, nos peurs, à de la remise en question, de la réflexion. Ça nous permet d’avancer avec une meilleure compréhension de ce qui nous entour mais aussi de nous même et ainsi de mieux apprécier la lumière. Je ne dit pas que c’est agréable ou indolore mais important de le rencontrer.

  • Stéphane dit :

    Nous avons tous un passé en ayant fait le bien mais parfois le mal. La lumière et l’obscurité nous constitue et fait ce que nous sommes. Il est donc évident que notre côté obscur et de le comprendre est nécessaire à notre évolution

  • Marc dit :

    Bonjour à tous.

    Il est fortement possible que certains se soient perdus dans leur ombre en pensant aller découvrir la lumière.
    C’est terrifiant de se dire que notre obscurité pourrait prendre le dessus ou d’une personne qui aurait la capacité de quitter son corps et de ne pas arriver à revenir
    Néanmoins je suis d’accord, aux plus tréfonds des ténèbres ou de l’ombre, de l’obscurité que je n’ associe plus toujours au mal, la lumière la plus vive existe.
    On fait partie d’un tout, donc on a probablement du néant en nous, de la destruction, des énergies basses, hautes, de l’amour la mort, la création, le bien le mal…
    Si on se divise, on va souffrir, mais la souffrance peut être utile jusqu’à un certain point, pour se rendre en compte et aller dans notre corps âme inconscient personnel collectif et notre ombre.

    Ensuite on pourrait penser que certains suivent un chemin de croix. Mais d’un autre côté quand on fait partie du tout, c’est comme si je nageais dans l’océan.
    Je peux dire j’aime la mer, l’océan mais si je dis je t’aime ocean, je deviens l’océan je suis l’océan, j’en fais partie.

    C’est quelque chose de magnifique, de transcendental, d’unique d’etre dans l’instant.

    Nous sommes tous uniques et différents mais nous sommes tous reliés entre nous, nous avons des choses qui ne nous appartiennent pas.
    Pour moi je suis un apprenti de la vie, un amoureux en devenir de la vie, un ignorant encore de son obscurité et du tout.
    Mais chaque jour je me rapproche de mon graal, et j’espère ne pas le trouver mais de continuer à faire mon chemin et d’accepter de pas atteindre la destination, car ce sont les certitudes qui rendent fous et non le doute ou la contradiction.

  • Odile dit :

    Just merci beaucoup pour tout les explications et surtout le temps que vous avez mis pour nous communiquer des si belles idées afin de mieux nous connaître

  • Marilyne dit :

    Vers la vingtaine, ne trouvant pas goût à la vie , j’ai vécu grâce et à travers le Yi King (version Perrot) dont je connaissais les 300 premières pages par coeur, les interprétations des hexagrammes et de chaques mutations.
    J’ai appris qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise action mais que chaque action contient cette double qualité. Seule compte la pureté de l’intention et c’est là où je comprends ce que Charles dit quand il demande si nous sommes prêts à mettre nos égaux de côtés ? Le Tao ne juge pas. Celui qui juge, c’est l’égo.
    J’ai usé et abusé du Yi King alors on pourrait dire que c’est mal et irrévérentieux mais puisque je vivais ma vie sur un fil, il m’a offert cet équilibre instable qui maintient dans le mouvement pour ne pas tomber. Il m’a permis d’expérimenter et de goûter la subtilité de tous les possibles, parfois même de leur superposition. Le Tao, c’est l’aventure !
    Le bien et le mal, c’est comme le temps. Il n’existe pas ! Pourtant il existe aussi !
    Bref, choisir de vivre dans la dualité, c’est choisir de vivre dans la résistance.
    Bon, c’est plus long mais je ne parle plus que « d’opposés-complémentaires-indissociables en un mot » !
    Je ne me demande jamais si ce que je fais est bien ou mal, je me demande juste quelle partie de moi cela nourrit ? Je n’ai pas forcément de souci à ressentir de la colère, par contre je la rectifie si j’estime qu’elle n’est pas saine.
    Ainsi, les Monsieur et Madame parfaits qui ne font que le bien m’exaspèrent…
    Et j’aime cette liberté authentique (parfois retenue pour être audible) de Charles Zhang.

  • Chevallaz dit :

    Bonjour,
    « La normalité est un chemin pavé mais les fleurs n’y poussent pas ». Je considère que je suis comme la plupart d’entre nous faite de contradictions donc d’une part de lumière, d’une part d’ombre et sans doute dans les interstices d’une part de mystère. Que j’évolue dans un environnement, une époque, un pays, « donnés ou reçus » qui présentent autant des challenges que des opportunités. A la manière du colibri ou d’une equilibriste, m’aligner à moi-même et au tout dont je suis faite du mieux possible, me respecter, me comprendre et m’accepter, me permet d’être en adéquation avec mes valeurs intrinsèques. L’équilibre

  • Zahra dit :

    Merci pour ce rappel nécessaire qui tombe à pic..
    j ai toujours rejeté une partie de moi enfant qui était jalouse, envieuse et méchante avec sa petite sœur. En grandissant j étais remplie de culpabilité et essayait en vain de doubler d effort envers ma fratrie comme pour racheter ma faute. Grâce à ce genre de rappel, je me souviens qu il n y a rien à racheter, juste accepter sans honte ni culpabilité toutes nos facettes possibles lorsque la peur nous envahit, savoir que je peux être toutes ses personnes et que toutes existent pour une raison qui me dépasse mais qui est juste sur le plan divin 🙏

  • Claire Cazaillet dit :

    Jung invite à mettre de la lumière dans notre ombre… Et je remarque que ce qui est ombre pour moi sera lumière pour l’autre, et inversement. Cela m’invite à ne pas porter de jugement sur mon/mes ombre-s !

  • GUIRONNET dit :

    Toutes graines portent en elles l’intelligence de sa naissance, de son développement,mais elles ne peuvent échapper aux conditions et contingences du lieu, du climat et de son environnement qui sont capitales pour leur permettre de s’épanouir dans le monde de la matérialité.

  • Bridault ghislaine dit :

    Le ying et le Yang fluctuent se mélangent , se séparent dans les situations extrêmes de notre vie, où l’on cotoie le sombre, le très sombre, le lumineux, le très lumineux , le désespoir et l’espoir , la peur et la confiance .
    Lorsque j’étais jeune et que je portais des jugements ma mère me disait : en chaque être il y a le meilleur et le pire , ne te crois pas supérieure aux autres.
    Dans notre éducation où la notion de bien et le mal était très présente, il y avait une dualité prononcée comme l’obligation de choisir un camp . Choix binaire, Le camp du bien et le camp du mal. Le spectre des couleurs offre une large palette qui se reflète dans le Yin et le Yang et dans nos vies du plus sombre au plus lumineux. Tout est expérience , de simples nuages, des petites pluies aux bourrasques, des froids intenses au chaleurs caniculaires et aux douceurs printanières qui rythment nos journées, nos saisons , nos années. Qu’est ce que la caverne, si ce n’est le fond de nous même, nos peurs, nos craintes, nos aveuglements, nos renoncements, et dans ce noir profond jaillit une petite lumière qui éclaire et qui dit  » au bout du tunnel , le ciel bleu  » . De la même manière que le fond de la caverne, le plein soleil aveugle , ce blanc intense empêche de voir et l’on est content d’avoir de l’ombre pour mieux apprécier le paysage.

  • Eléonore dit :

    J’ai adoré ce texte que j’ai reçu par mail et qui m’a conduit ici pour témoigner.
    Vos écrits résonnent énormément en moi !

    J’ai d’ailleurs eu une inspiration lucide et soudaine de ma propre expérience et expérimentation de mes ombres,
    pendant que je buvais mon thé tôt ce matin.

    Une belle synchronicité avec votre partage 🙂

    Je l’ai posée par écrit et je viens de la partager sur mes réseaux,
    comme je le fais à chaque fois que j’ai ce genre de clarté
    car j’estime que si elle me traverse de manière aussi évidente,
    c’est qu’elle n’est pas que pour moi,
    elle est destinée (aussi) à être extériorisée.

    Je serais ravie de vous le transmettre, si cela vous intéresse.

    Merci pour ces transmissions de qualité,
    Je vous souhaite une belle journée 🙂

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